Hanoi Lille en moto

KAZAKHSTAN

08:21, 2/07/2012 .. Publié dans SUR LA ROUTE .. Lien

Kazakhstan, « première ».
C’est d’abord à pied que nous nous éloignons doucement de la frontière sino-kazakhe, fuyant les bousculades, les cris et les engueulades du passage à la vérification des bagages. Nous découvrons rapidement le système, très pratique, des taxis kazakhes. Ici pas besoin de détenir la fameuse « enseigne lumineuse jaune » , tout le monde peut s’improviser taxi. L’auto-stop n’est plus de rigueur, au Kazakhstan, tout se paye. Nous nous endormons après une centaine de bornes à Sonji dans la petite auberge de ce petit bled où nous apprendrons nos rudiments russes. Minia zavout Constance. Pas moins de 4 000 Tenge soit 20 usd… urgl !Nous nous serons la ceinture… qu’est ce que ça va être à Almaty…
Nous ressentons toujours la même frustration à bord des bus qui nous amènent doucement jusqu’à l’ultime étape: la récupération de nos motos en Ouzbékistan ! Les paysages sont désertiques, parfois comparables aux canyons des décors américains , les indiens en moins. Une habitation ça et là plonge nos esprits dans une solitude mélancolique… Seuls les innombrables trous de la route endommagée nous arrachent à ce spectacle.
Encore quelques heures et nous voilà largués à la station de bus d’Almaty. 2 ou 3 coups de fil et une bière plus tard nous voilà hébergés grâce à la « couchsurfing communauty », de quoi éviter de grosses dépenses et faire de sympathiques rencontres.
Nous sommes accueillis par Abraham et Solomyia, un américain et une ukrainienne, colocataires, expatriés au Kazakhstan. Lui est un grand sportif voyageur, bougeant de pays en pays, il se débrouille côté russe et est amoureux de l’Asie Centrale. Il est d’ailleurs en train de préparer un prochain voyage de 5 mois à vélo à travers les « stans ». Elle est graphiste à la recherche de clients potentiels qui auraient besoin de ses talents de peintre. Nous restons 3 nuits chez eux comme si nous étions chez nous puisqu’ils nous confient le double des clés de leur petit appartement. Nous apprécions cette confiance alors que nous nous connaissons à peine. C’est chez Ilias que nous passerons les dernières nuits à Almaty, puisque Solomyia et Abraham doivent héberger d’autres voyageurs de passage. Ilias est Kazakhe mais a vécu 7 ans aux USA, ce qui explique la perfection de son anglais. Il travaille depuis peu dans une entreprise d’investissement qui lui prend le plus clair de son temps. Même état d’esprit, Ilias nous fait rapidement le double des clés de son appartement.
Pendant ces quelques jours à Almaty, nous airons dans la ville en attendant avec impatience le 24 juin, date d’autorisation d’entrée sur le territoire ouzbèke. Nous prenons les renseignements nécessaires à l’obtention de nos derniers visas, mais les maigres horaires d’ouverture de l’Ambassade de Russie nous obligent à les faire plus tard à Tachkent. Nous prenons tout de même le temps de visiter l’ex capitale du Kazakhstan.
Almaty a été une ville importante du territoire soviétique ; son urbanisme, son architecture nous le montrent bien. Le centre ville est essentiellement constitué de barres de logements collectifs aux façades vieillissantes et au look communiste. Si on s’attarde sur tous ces bâtiments, on se heurte à une architecture massive et repoussante. Mais Almaty a l'avantage de bénéficier de nombreux parcs et d’un nombre ahurissant d’arbres, partout dans la ville. Dans les avenues, on en observe parfois jusqu’à 4 rangés cachant alors littéralement les façades. Les rues sont de ce fait constamment baignées d’ombres et la chaleur de ce début d’été devient supportable.
Le dimanche, le besoin d’une petite sortie hors d’Almaty se fait tout de même ressentir. Nous partons nous balader en montagne accompagnés de nos premiers hôtes, Abraham et Solomyia. Sur le chemin, beaucoup de Kazakhes en weekend ont eux aussi fait le déplacement et s’ajoutent au décor. Des yourtes pour touristes sont les attractions de l’endroit : barbecue de mouton en famille, pique-nique le long de la rivière, déchets un peu partout, ils n’ont pas la même conception de la sortie nature que nous !
Le moment de partir arrive et nous sommes impatients de rejoindre Tachkent pour récupérer dans quelques jours nos motos. Nous prenons un bus de nuit qui nous amènera jusqu’à la frontière ouzbèke, un peu redoutée. En effet, d’après nos lectures, les douaniers sont très curieux et les check point, à l’intérieur du pays, assez fréquents… A notre grande surprise, la seule difficulté du passage de frontière sera de remplir correctement les formulaires d’entrées dans le pays puisque ces derniers sont en russe ! Pas la peine de se décourager, les douaniers finiront gentiment par nous les compléter.
Dernière traversée de frontière à pied, si tout va bien la prochaine est en moto…

Kazakhstan, « deuxième ».
Aucun problème donc, nous vous le disions, pour ce premier passage de douane tant redouté à dos de Minsk. En quittant l’Ouzbékistan, nous quittions aussi pour quelques (trop) long 250 kilomètres, les routes bitumées pour emprunter des pistes moins confortables jusque Benyu, unique ville digne de ce nom avant de rejoindre l’Europe géographique dans 2 ou 3 jours. On nous avait pourtant prévenu… Les routes du Kazakhstan sont un cauchemar tant pour le moral que pour nos montures. Moment difficile! Sous nos roues, d’innombrables cailloux recouvrent un sable fin et rendent la conduite des motos un temps soit peu délicate et quand la situation semble s’améliorer, ce sont nos bras (et nos fesses) qui dégustent secoués par d’interminables petites vagues transversales… Quant au paysage, ils sont sensiblement les mêmes qu’en Ouzbékistan mais de nouveaux compagnons très « couleur locale » se joignent au voyage, dromadaires et chameaux nous ouvrent la route. Les déserts se transforment peu à peu en steppes mais il nous tarde de rejoindre les plaines agricoles russes et de retrouver un peu de fraîcheur après ce mois aride. Pour ma part cette dernière traversée de désert est d’autant plus douloureuse que je ne suis toujours pas guérie… Nous attendons de rallier Atyrau pour consulter un médecin et s’octroyer une pause de quelques jours.
Atyrau est une ville sans grand intérêt architectural ou historique. Sa principale caractéristique est qu’elle est divisée en deux zones géographiques par l’Oural: l’Asie à l’Est et l’Europe à l’Ouest.  Pour fêter notre arriver en Europe, nous troquerons la traditionnelle chachlik kazakhe (brochette de mouton au barbecue, c’est délicieux mais on n'en peut plus) contre une bonne pizza et un coca.
Malgré nos efforts nous ne verrons pas la mer Caspienne et nous nous éloignons donc vers la Russie avec un léger regret. Dernière ligne droite… Nous aurons croisé 4 motards sur ces chemins désertiques. Deux polonais qui rejoignaient le Pamir sur leur Africa Twin, un Roumain solitaire sur son Aprilia qui roulait direction Atyrau et une Roumaine également seule qui elle nous a doublés sur sa GS650. Au passage elle nous conseille un itinéraire sympathique pour rejoindre l’Ukraine: un petit détour par la République de Crimée pour savourer quelques routes sinueuses et décors balnéaires… A défaut de la mer Caspienne, nous nous baignerons peut être dans la mer Noire!
Premier aperçu de la Russie… en taxi! Pour pouvoir entrer dans le pays avec son véhicule, il est nécessaire d’acheter une assurance russe aux douaniers, malheureusement pour nous, nous n’aurons pas prévu assez d’argent. Nous voilà donc priés d’aller retirer des roubles dans la ville la plus proche soit à 20 kms de là… Nous nous exécutons. Ce léger contre temps sera le seul désagrément pour notre entrée en Russie. Est-ce la popularité de la Minsk, nos bonnes têtes ou notre odeur qui nous aident à passer les frontières et les check points?? Nous ne saurons peut être jamais, mais ça marche…




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